jeudi 16 janvier 2014

Intel montre un processeur 64 bits sur Android

Une chose est sûre, Apple ne va pas rester très longtemps seul sur le créneau des processeurs 64 bits pour mobile. Si la puce A7 de l'iPhone 5s est pour l’instant la seule à supporter le jeu d’instruction, d’autres constructeurs travaillent déjà à la tâche. C’est le cas de Samsung, dont on attend les processeurs pour l’année prochaine, mais également d’Intel.

Lors d’une conférence, la marque a fait une démonstration d’une tablette Android équipée d’un nouveau processeur Atom supportant le 64 bits et annonce une hausse de performances jusqu’à 44 % selon les usages. Bien entendu, il s’agit là de chiffres purement théoriques qu’il faudra vérifier dans un usage courant. Les avantages logiciels ne sont pas évidents pour les utilisateurs dans l’immédiat, puisqu’il faut que les applications soient optimisées afin de tirer parti du jeu d’instruction. Par contre, d’un point de vue matériel, le 64 bits permet de supporter plus de 3 Go de mémoire vive, de la même manière que sur un PC.

Intel et le 64 bits

La firme américaine est surtout spécialisée en matière de processeur pour machines de bureau, qui gère le 64 bits depuis de nombreuses années maintenant. Intel semble alors particulièrement légitime pour développer rapidement l’équivalent pour nos smartphones. Toutefois, le fondeur aborde le problème des processeurs mobile différemment de ses concurrents.

Plutôt que de développer un processeur de type ARM (l’architecture privilégiée par le mobile), Intel exploite celle du monde des PC : le x86 (et donc x64 maintenant). Ce qui pose un petit problème : le système d’exploitation doit être revu pour pouvoir le prendre en charge, ce qui est le cas de certaines versions d’Android. L’innovation 64 bits sur les processeurs Atom ne sera pas bénéfique qu’aux tablettes puisqu’ils devraient également se retrouver dans des ordinateurs.

lundi 13 janvier 2014

HydroBee ou comment recharger son smartphone avec de l #039;eau


Un certain Burt Hamner propose une manière astucieuse et écologique de recharger vos gadgets. Adieu l’énergie solaire ou thermoélectrique, son invention exploite la puissance de l’eau pour faire le plein de batterie sur un appareil. Voici HydroBee, le générateur hydroélectrique portable.

HydroBee s’adresse en particulier aux amateurs d’activités de plein air. Officiant comme un chargeur pour smartphone, le bidule a été pensé pour fournir une source d’électricité supplémentaire dans la nature. Pour se faire, il utilise l’écoulement continu de l’eau (d’un fleuve ou d’une rivière ou même d’un robinet) pour générer de l’électricité. L’énergie produite sera ensuite stockée dans une batterie qui alimentera par la suite le terminal via un port USB. Techniquement, HydroBee est composé de deux éléments principaux : une micro turbine qui renferme une batterie cylindrique et un corps principal doté de turbine à hélice. La première est amovible et peut être utilisée seule en la plaçant au-dessus d’un robinet pour produire de l’électricité. Le second flotte à la surface de l’eau pour transformer le flux qui coule autour de lui en électricité. Ainsi, un débit d’un gallon par minute permettrait de recharger un appareil durant deux-heures.

HydroBee est pour l’instant en phase de prototype. C’est un projet en quête de financement sur Kickstarter.

mercredi 8 janvier 2014

Amazon teste son propre réseau sans fil

Selon un rapport de Bloomberg, Amazon serait en train de tester son propre réseau sans fil. 

La firme n’a jamais caché ses ambitions de diversification et il semblerait qu’ils s’intéressent de près à la création de réseau. A ce titre, ils deviendraient alors une sorte de fournisseur de services Internet, ce qui ne serait pas illégitime. En effet, on songe de suite à l’alliance avec les Kindle, aux vidéos et autres achats sur Amazon.com.

Pour l’heure, il ne s’agirait que d’expérimentations, donc rien n’est à proprement parler imminent. En l’occurrence, le test a été effectué à Cupertino, en Californie et utilisait un spectre contrôlé par Globalstar Inc., une société de communication par satellite.

Amazon pourrait théoriquement contrôler toute l’expérience Internet pour ses clients. Pourquoi pas ?

samedi 4 janvier 2014

Le design de l #039;iPad 5 à nouveau en fuite sur le net

Après une première vidéo provenant du site TLDtoday, l’iPad 4 est à nouveau confronté à ce qui semble être la prochaine tablette d’Apple, l’iPad 5.

Cette nouvelle vidéo a été mise en ligne sur YouTube par le vendeur d’accessoires chinois SW-Box. Elle compare à nouveau l’iPad 4 et l’iPad Mini à la prochaine tablette d’Apple dans son format 9,7 pouces. On peut y voir, comme sur les fuites précédentes, un design bien plus plat que celui de la précédente version de l’iPad, se rapprochant ainsi de l’iPad Mini. La tablette semble également disposer de bordures plus fines. Au niveau des dimensions, alors que l’iPad 4 propose une hauteur de 241,2 mm, le futur iPad 5 propose seulement 239,2 mm. En termes de largeur, le prochain iPad pourrait également perdre plus de 15 mm. Au niveau de l’épaisseur également, l’iPad 5 pourrait perdre plus de 2 mm passant ainsi à 7,2 mm.

Il convient cependant de souligner que SW-Box n’a pu mesurer que les coques unibody des iPad, sans les composantes internes. L’iPad 4 avait été présenté par Apple en octobre 2012. La firme de Cupertino pourrait ainsi annoncer son successeur dès le mois prochain, soit quelques semaines à peine après les présentations des iPhone 5c et 5s. 

Par ailleurs, d'après les informations du magazine Forbes, le prochain iPad pourrait adopter le même système de reconnaissance d'empreintes digitales que l'iPhone 5s ainsi que le nouveau coloris doré utilisé sur le smartphone de la firme de Cupertino.

Lire le test de l'iPhone 5c

Comparaison entre l'iPad 4 et l'iPad 5

vendredi 27 décembre 2013

IBM et HEC Paris ouvrent une formation big data

Crédit: D.R

Crédit: D.R

HEC Paris lance avec l'appui d'IBM une formation sur le big data destiné aux étudiants du MBA qui sera opérationnelle à partir d'octobre.

Le big data est une matière qui monte dans les grandes écoles d'ingénieurs et de commerce. Après l'Ensimag et l'Emsi de Grenoble, c'est au tour de HEC Paris  d'ouvrir un cursus dédié à ce domaine. L'établissement s'est associé à IBM pour mettre sur pied un MBA à partir de la rentrée 2013 qui formera à l'analyse et à la gestion des données. L'objectif vise à combiner la formation généraliste de dirigeant d'entreprise typique des MBA avec une compétence plus pointue en matière d'analyse et d'interprétation des données.

Les étudiants qui le suivront développeront leur capacité à s'attaquer à différentes  problématiques comme la compréhension et la prévision des tendances d'achat des consommateurs, ou la  collecte et l'analyse des données sur la concurrence. On leur apprendra également à aider les responsables des marques à mesurer l'impact de leurs campagnes marketing et à analyser les  perceptions des consommateurs vis-à-vis des marques et des produits.

Des cursus pour tous les secteurs

HEC Paris envisage de développer ce cursus sur les prochaines années en créant une série de cours dans les domaines suivants : modèles de simulation de stratégie, extraction de données, analytique stratégique, prédiction, outils d'analyse des médias sociaux et visualisation des données.

En nouant ce partenariat, l'école de commerce francilienne s'inscrit dans le cadre de l'IBM Academic Initiative un programme qui  fournit aux enseignants du matériel de formation, des guides pédagogiques, des logiciels et des matériels destinés à former des compétences technologiques et managériales.  IBM collabore avec plus de 1000 partenaires académiques pour développer des cursus qui préparent les étudiants à des carrières professionnelles liées au big data et à l'analytique dans tous les secteurs. Le fournisseur est très engagé dans le traitement des big data. Son cloud public SmartCloud utilise la version 10.5 de la base de données DB2 qui offre des fonctions d'analyse en temps réel. Celle-ci intègre un ensemble de technologies regroupées sous la dénomination de BLU Acceleration, qui permettent d'accélérer sensiblement l'analyse des données.

mercredi 25 décembre 2013

MacBook Air Haswell plus véloce surtout pour l'affichage et le transfert de données

MacBook Air Haswell : plus véloce surtout pour l'affichage et le transfert de données

En début de semaine, Apple a annoncé l'évolution de son MacBook Air. Le portable d'Apple intègre la quatrième génération de processeurs Core d'Intel, nom de code Haswell.

Testé par nos confrère du Macworld Lab du groupe IDG - auquel nous sommes affiliés - le MacBook Air affiche des résultats très intéressants, c'est le moins qu'on puisse dire. Déjà, les anciens modèles 13 pouces sortis en 2012 et 2013 avaient obtenu au banc de test Speedmark 8 des notes globales équivalentes en terme de performance système, mais les résultats par machine dressent un profil différent.

Le MacBook Air est proposé en quatre versions standard, qui partagent toutes plusieurs composants internes. Chaque modèle est équipé d'un processeur dual-core Core i5 de quatrième génération cadencé à 1,3 GHz et capable d'atteindre des vitesses de 2,6 GHz en mode Turbo Boost. Les documents marketing ne le mentionnent pas, mais la technologie Hyper-Threading est supportée par les processeurs Core i5, ce qui permet aux applications multi-thread de travailler avec quatre coeurs de traitement (deux physiques et deux autres virtuels) sur ces systèmes dual core. Tous les modèles de MacBook Air sont livrés en standard avec 4 Go de mémoire LPDDR 1600MHz et sont équipés des‡ puces graphiques intégrées HD Graphics 5000 d'Intel.

Des performances CPU presque identiques 

Comme on pouvait s'y attendre, les performances des nouveaux MacBook Air 11 et 13 pouces sont pratiquement identiques. Un seul test du Speedmark montre une différence entre les deux modèles. Les résultats des comparatifs entre les anciens et les nouveaux modèles sont également très proches. Globalement, le nouveau MacBook Air 11 pouces est 9 % plus rapide que le modèle Core i5 Ivy Bridge cadencé à 1.7 GHz sorti l'année dernière. Les tests sur les applications affichent aussi de nombreux résultats très proches, sept tests (sur Photoshop et Aperture notamment) affichant moins de 3 % d'écart.

Les principales différences se manifestent dans l'affichage graphique et le stockage. Dans la nouvelle version, le processeur Intel HD Graphics 5000 gagne 24 % dans le test Open GL de Cinebench lequel mesure le nombre d'images par seconde et monte de 8 % en nombre de trames dans Portal 2. Le stockage flash est nettement plus rapide dans le nouveau MacBook Air, lequel est parvenu à transférer 6 Go de fichiers et de dossiers en moitié moins de temps que le MacBook Air précédent (51 % plus rapide). Au test Disk Speed de Black Magic, le nouveau modèle 11 pouces affiche 667,7 Mbits/s, contre 141,1 Mbits/s pour le MacBook Air 2012 intégrant un stockage flash de 64 Go. En vitesse d'écriture, le dernier modèle 11 pouces affiche 726,8 Mbits/s, contre 393,7 Mbits/s pour la version 2012.

Des améliorations en affichage 3D 

En ce qui concerne les modèles 13 pouces, le dernier MacBook Air Haswell Core i5 cadencé à 1.3GHz et le MacBook Air Ivy Bridge cadencé à 1.8 GHz sorti l'année dernière ont obtenu des scores globaux identiques au Speedmark, mais ces résultats masquent les différences obtenues dans les tests individuels de machine à machine. Dans 8 tests sur 15, l'ancien modèle s'st montré plus rapide, y compris pour l'export iMovie, 34 % plus rapide avec l'ancien 13 pouces. Le nouveau modèle s'est montré plus rapide dans 7 tests sur 15, dont une amélioration de 30 % dans les taux de trame mesurés par le test Open GL de Cinebench et 28 % plus rapide en copie de fichiers.

Le Macworld Lab a également comparé le nouveau MacBook Air 13 pouces avec le MacBook Pro Retina Core i5 Ivy Bridge actuel, cadencé à 2,6 GHz. Selon le Speedmark, le MacBook Pro s'est montré 14 % plus rapide. Dans les tests d'applications individuelles, le MacBook Pro Retina a été plus rapide dans tous les domaines - à l'exception des graphiques et des vitesses de stockage. Le nouveau MacBook Air 13 pouces intégrant la puce HD Graphics 5000 d'Intel s'est montré 31 % plus rapide dans le test Cinebench OpenGL et 14 % plus rapide dans Portal 2 que le MacBook Pro 13 pouces intégrant la puce Graphics 4000 d'Intel. Le nouveau MacBook Air s'est aussi montré 24 % plus rapide dans le test de copie de fichier.

lundi 16 décembre 2013

Avec Havana, OpenStack cible les clouds hybrides dans les entreprises

 L'architecture d'OpenStack repose sur un grand nombre de composants Open Source

L'architecture d'OpenStack repose sur un grand nombre de composants Open Source

La dernière version du code de la plateforme de cloud computing OpenStack Havana apporte de nombreuses fonctionnalités directement tournées vers le monde de l'entreprise. 

Si le projet OpenStack proposait à ses débuts des fonctionnalités de cloud compute et de stockage en ligne, il a par la suite évolué de manière à favoriser le réseautage virtuel, la gestion des identités et des accès, et depuis cette semaine une meilleure gestion et un meilleur déploiement des clouds. La sortie de Havana comporte en effet deux grandes nouveautés ainsi qu'un certain nombre de mises à jour plutôt intéressantes. L'un des outils phares porte le nom de code Heat. C'est une plateforme d'orchestration qui permet aux utilisateurs de provisionner plus facilement les clouds basés sur OpenStack. En utilisant la brique Heat, les développeurs d'applications peuvent alimenter des templates directement dans le programme, l'application déployant automatiquement les ressources nécessaires. Heat peut aussi lancer des applications, créer des machines virtuelles et automatiser l'ensemble du processus. Il fournit également des compatibilités avec la plateforme d'orchestration d'Amazon Web Service nommé CloudFormation. Une information qui signifie que les templates AWS seront fonctionnels dans des environnements OpenStack .

L'une des autres innovations s'appelle Ceilometer. Ce service collecte des données d'utilisation à travers les clouds OpenStack et s'intègre au service d'authentification et au système de gestion des identités - nom de code Keystone - pour fournir des données précises sur les comportements des utilisateurs. La nature des ressources utilisées et le temps d'utilisation de celles-ci peuvent ainsi être enregistrées et permet aux fournisseurs de services une facturation automatique.

Neutron remplace Quantum et apporte son lot de nouveautés

À l'ordre du jour aussi, la stack de stockage objets Swift dispose dorénavant de configurations de sécurité, notamment le chiffrement de bout en bout de tous les drivers. Il ajoute en outre la possibilité de procéder à une migration de volumes entre différents fournisseurs de stockage utilisant la brique Swift. Cela permet aux utilisateurs de profiter des avantages et des performances des différentes plateformes de stockage en fonction de leurs coûts respectifs. La stack de réseau virtuel Quantum a également été renommée Neutron et supporte dorénavant les implémentations de réseaux virtuels Open vSwitch et NSX de VMware. Il fonctionne également avec les commutateurs supportant OpenFlow et pourra, selon Jonathan Bryce, directeur exécutif de l'OpenStack Foundation, se brancher sur de nombreux périphériques Cisco. Rappelons que Neutron créé des réseaux de manière standardisée, la liaison d'un dispositif de mise en réseau et l'ajout de fonctionnalités aux réseaux pouvant être gérés via une API. Les dernières fonctionnalités incluent d'ailleurs la possibilité de créer facilement des VPN et des firewalls.

OpenStack: de plus en plus tourné vers l'entreprise

Après les opérateurs et les fournisseurs de services cloud, OpenStack s'intéresse aux entreprises en ajoutant des composants spécifiquement développés pour séduire ces derniers. Les outils de gestion de cloud comme Heat et les outils de suivi comme Ceilometer sont des pièces importantes d'une plateforme cloud pour n'importe quel utilisateur, mais, il faut bien le dire, surtout pour les entreprises. Heat est ainsi censé fonctionner non seulement avec les clouds OpenStack mais peut également gérer les ressources d'AWS. « L'hétérogénéité du management reflète une réalité du monde de l'entreprise dans lequel ces dernières intègrent différentes stratégies » précise d'ailleurs Jonathan Bryce. Havana propose au final plus de 400 mises à jour et fait suite aux contributions de 910 personnes de 145 entreprises différentes; une augmentation de 60% par rapport à la dernière version.